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Le fil de la JOIE est au coeur du modèle IKIGAI, un modèle japonais dont on entend de plus en plus parler en France. L’IKIGAI est un concept qui invite à équilibrer votre vie, donner du sens, réaliser votre mission personnelle avec des actions très concrètes.

 

Le plus simple pour l’expliquer est de regarder le schéma. Votre IKIGAI personnel est au centre, à la croisée de ce que vous aimez, ce que vous voulez, ce que vous pouvez faire (avec une rémunération) et du domaine dans lequel vous excellez.

Il y a de la JOIE, quand vous êtes au centre, que vos actions sont alignées avec vos aspirations, vos talents et que vous êtes utile au monde autour de vous.

Auto-coaching : Où en êtes-vous aujourd’hui?

Savez-vous en quoi vous êtes douée?
Faites-vous ce que vous aimez au quotidien? (NB: Il faut au minimum 15% d’activités épanouissantes dans une journée pour se sentir bien.)
Avez-vous le sentiment d’être utile?
Etes-vous rémunérée pour utiliser vos talents au service de quelque chose d’utile?

Vous avez répondu Oui partout : bravo, vous y êtes! Votre IKIGAI est cohérent, vous êtes épanouie dans ce que vous faites.

Si vous répondez au moins une fois NON: vous devez peut-être réfléchir à ce que vous devez changer dans votre vie pour vous recentrer davantage. Vous pouvez aussi participer à un atelier “Decouvrez votre Ikigai” pour gagner en clarté sur vos motivations profondes, vos actions, vos missions….

 

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Le plafond de verre est constitué de ces stéréotypes qui freinent la carrière des femmes car elles s’auto-limitent ou sont limitées par leur entourage. Voici une croyance populaire qui va influencer négativement l’affirmation de soi des filles.

« Les filles sont plutôt polies et calmes alors les garçons ont besoin de bouger beaucoup, ne tiennent pas en place et ont tendance à interrompre souvent en cours.»

Selon une étude réalisée dans une école maternelle en suède, les enseignants laissent les garçons parler plus longtemps et occuper 2/3 du temps de parole. Ils tolèrent que les garçons parlent plus fort, interrompent, s’imposent alors que les filles doivent attendre leur tour pour participer. De même, concernant le rapport à l’espace dans la cour de récréation, les garçons occupent plus de place avec des jeux de ballons, reléguant les filles dans les coins avec des jeux calmes.

Conséquence, les filles APPRENNENT à ne pas déranger, à attendre leur tour de parole poliment alors que les garçons, dès le plus jeune âge, apprennent à occuper les espaces, s’affirmer, prendre le dessus dans les débats.

Et dans la vie en entreprise? Dans une réunion avec des hommes, une femme aura moins de temps de parole, aura plus de mal à affirmer son point de vue. Elle sera aussi plus facilement interrompue et n’osera faire de même par politesse. Etre trop polie, c’est un frein!

On confiera également plus facilement un poste de manager avec responsabilité à un homme. Comme c’est un garçon, il saura s’imposer, s’affirmer. J’en discutais récemment avec une femme leader dans un grand groupe. Elle m’avoua qu’à chaque promotion, on remettait en doute sa capacité à manager une équipe plus grande. Le plus difficile fut quand elle fut challengée pour prendre un poste de manager de 140 hommes. Elle s’était alors redressée de toute sa taille (plus d’1m80 quand même, ça aide à en imposer) et avait affirmé avec assurance, droit dans les yeux, aussi bien que l’aurait fait un homme, qu’elle en était capable. Et elle a eu le poste.

 

MES CONSEILS DE COACH
Pour vaincre les obstacles liés aux mentalités et aux stéréotypes, vous devez d’abord compter sur vous-même et  repérer votre façon de penser puis tester des comportements différents. Posez-vous la question: « si j’étais un homme, cela se passerait-il de la même façon? » comme le propose la coach Brigitte Laloupe. Cela permet de prendre conscience de la situation et ensuite de ne pas vous laisser faire.

Affirmez-vous le plus souvent possible. Osez parler de ce qui vous tient à coeur, des sujets importants que vous voulez défendre même si l’assemblée à dominante masculine n’est pas sur la même longueur d’onde.

Ne vous laissez pas marcher sur les pieds: tout en restant calme, relevez tout de suite les situations où on ne vous donne pas la parole. « Luc, vous m’avez coupé la parole 3 fois depuis 10 min. J’aimerais exprimer mon argument jusqu’au bout. Merci.” Si vous avez du mal à vous affirmer dans certaines situations, je vous suggère de vous entrainer dans des situations plus faciles, sans enjeu.

Pour aller plus loin et devenir une experte de l’affirmation de soi: vous pouvez suivre une formation à l’affirmation de soi ou faire appel à un coach pour lever les derniers freins qui vous retiennent encore.

Françoise Clechet
Spécialiste en évolution de carrière des femmes

Je poursuis une série d’articles sur le plafond de verre et les croyances qui nous freinent, nous les femmes, pour déployer nos ailes professionnellement. Aujourd’hui, je décortique pourquoi:

 

« Les femmes doivent bosser plus pour y arriver alors que les garçons, eux, peuvent compter sur leur potentiel inexploité pour réussir dans des postes ambitieux! ».

Les études réalisées dans les écoles de plusieurs pays le prouvent: les profs pensent que les filles réussissent en travaillant beaucoup alors les garçons préfèrent jouer. Du coup, ils pourraient faire mieux s’ils le voulaient, ils ont un potentiel inexploité. La petite fille sera félicitée pour ses résultats, interrogée sur les concepts déjà vus: elle prouvera sa valeur par des bonnes notes et des leçons bien apprises. Le petit garçon sera encouragé à en faire plus, à se dépasser, à chercher des réponses sur des concepts nouveaux: il montrera qu’il a de la valeur en réserve.

 

A l’âge adulte, il est ainsi convenu implicitement que la femme a atteint son maximum de potentiel alors que l’homme a encore de la réserve.

 

Conséquence dans l’entreprise, on vous attend au tournant pour prouver votre valeur: votre boss, vos collègues s’attendent à ce que vous fournissiez beaucoup de travail, que vous soyez compétence, irréprochable pour montrer que vous êtes à la hauteur de la tâche. Et quand une promo se présente, on s’interrogera: serez-vous capable de réussir dans le poste au dessus alors qu’on considère implicitement que vous êtes déjà au taquet dans votre poste actuel?

 

Vos ambitions personnelles sont aussi rognées: à compétences égales, les hommes postulent davantage pour des postes qui ne correspondent pas tout à fait à leur profil. Une femme n’osera pas trop postuler s’il lui manque quelque chose par rapport à la description du poste. Mes clientes sont souvent touchées: elles pensent qu’il leur manque un diplôme, un atout essentiel.

 

Mes conseils de coach pour déjouer ce stéréotype:

Le plafond de verre vous concerne autant que votre entourage. Comme vous ne pouvez pas changer les autres, vous allez changer vos propres comportements pour déjouer les limites. Ainsi, pour prouver votre valeur, vous ne devez pas forcément en faire plus. Vous devez juste faire PLUS DE MOUSSE pour montrer ce que vous faites déjà très bien et ainsi rassurer vos interlocuteurs.

 

1) Soyez fière de vous et de votre potentiel. Vous êtes la première personne à convaincre que vous avez de la valeur, qu’une femme est tout à fait capable, légitime pour prendre tel poste, choisir telle orientation.

 

2) Si vous doutez de vos capacités à prendre un poste, faites le point sur ce que vous savez bien faire, sur vos réussites, vos succès. Mettez-les noir sur blanc avec des exemples concrets. C’est un exercice qui booste la confiance en soi. Et rappelez-vous que vous êtes une personne unique, pleine de ressources, de talents, avec un potentiel largement inexploité (tout comme les garçons!).

 

3) Faites de la mousse, montrez votre expertise en exposant à chaque occasion vos résultats positifs, vos réussites, vos progressions sur Linkedin, un CV, lors de votre entretien d’évaluation. Et partagez régulièrement vos aspirations, votre envie de travailler sur certains projets, dans certains domaines: vous êtes capable, légitime, crédible et vous aussi vous en avez sous le pied!

 

Françoise Clechet

Spécialiste en évolution de carrière des femmes

Je commence une série d’articles pour mieux cerner les messages insidieux qui vous freinent dans votre élan professionnel féminin. J’ai envie de secouer un peu le cocotier des croyances à propos des différences entre les hommes et les femmes au travail, ces fameuses croyances du plafond de verre. Voici, pour commencer l’expérience intéressante du banc incliné pour bébés.

Des chercheurs ont eu l’idée de proposer un jeu à des mamans et leurs bébés de 11 mois. Elles devaient régler l’inclinaison d’un petit banc incliné et faire descendre leur enfant à quatre pattes. Les mamans de garçons ont bien estimé les capacités de leur fils alors que les mères des filles les ont sous-estimées de 11%. Cela signifie que le garçon est poussé à prendre des risques alors qu’on retient la petite fille qui n’a pas l’occasion de tester ses limites. Au fil de répétitions d’expériences similaires, la petite fille APPREND qu’elle ne doit pas prendre de risque car elle n’a pas les capacités pour affronter la situation.

A l’âge adulte, cela se transpose comme ceci:  la femme n’osera pas tester ses limites dans des postes ambitieux ou à responsabilité, elle se sentira facilement incompétente, pas à la hauteur même si elle est très diplômée. Cela se traduit d’ailleurs souvent pas le syndrome de l’imposteur:  lors d’une prise de poste, vous êtes nombreuses à être inquiètes car vous avez l’impression de ne pas avoir assez de diplômes, d’expériences pour relever les défis de la nouvelle mission.

MES CONSEILS DE COACH
Il n’est jamais trop tard pour apprendre à oser et changer l’image que l’on a de soi!

Dessinez votre meilleur PORTRAIT de femme professionnelle et compétente: mettez noir sur blanc vos compétences, vos atouts, vos points forts, vos réussites. Vous pouvez enrichir le portrait en faisant un sondage parmi des amis et collègues bienveillants et en demandant des feedbacks positifs sur vos points forts, vos qualités. Vous n’avez pas besoin de faire vos preuves encore et encore, regardez tous les atouts que vous avez déjà entre les mains!

APPRENEZ à oser… Les garçons l’ont appris tout petit, vous pouvez apprendre maintenant. Alors faites des choses surprenantes, amusantes, un peu « difficiles » pour vous dans des situations nouvelles.Testez vos limites physiques, mentales. Les options sont nombreuses.

Moi cette année, j’ai osé, pour la première fois de ma vie faire un spectacle d’impro devant un public et descendre à ski à fond dans la poudreuse. Je vous le promets, ça m’a fait un bien fou et donné des ailes! Tout est bon pour booster votre capacité à relever des défis. Allez-y!

Françoise Clechet
Spécialiste en évolution de carrière des femmes